Perspective.Univers

Ebauche

Perspective. Mon Perspective. 

...

Te relire me rappelle les débuts à Nature. Tout ce que j'ai vécu, tous les doutes, toutes les haines, toutes les erreurs. Et puis je me vois, ... Un an et demi plus tard. Après avoir passé autant de temps avec eux. Putain.. 

J'ai pas de mots. Pas de mots. Nature est une histoire d'amour qui durera toute ma vie. Même si je ne leur parle pas, même si je ne prends pas de nouvelles. J'ai vécu ma plus belle année auprès d'eux. Et malgré tout ce que j'ai pu dire... J'étais le rayon de soleil de cette équipe. La Grincheuse. Mais la Vivante, la Folle. La Lumineuse. 

Relire tous ces mots, c'est comme retrouver un vieil ami. Une paire de chaussons. Son lit chez ses parents. J'ai passé un beau week end. Je n'ai vu personne mais il était beau.

Je suis à Bordeaux, maintenant. Et j'habite toute seule. Et Nature est à plus de 500 km de moi. J'en aurais dit, des choses. Et finalement, ... Quelle fin...

Extrait d'un Quotidien, le Lundi 17 décembre 2012 à 0:48.

Bon, ben voilà, c'est moche. C'est gratuit et c'est modifiable très difficilement.
Alors juste pour vous dire vite fait, je m'en vais.

Ce blog est un boulet depuis des mois. Le Premium me faisait tenir en place parce que je tiens à mes sous et que je culpabilisais de partir. Mais j'arrive à un point de saturation. Point largement atteint, que la culpabilité ne masque même plus.

Donc, je file. Je n'ai plus rien à écrire, plus rien à dire. Les mots ne sortent pas. Je me répète et j'en ai assez que plus personne n'arrive à me cerner. Vous ne pouvez pas vous baser uniquement sur mon blog pour savoir qui je suis et comment je vais. Ce blog est un boulet. Je lâche tout ce qui est mauvais. Mais tout ce qui n'est pas véritable non plus. Ici, c'était mon Défouloir. Et trop de gens proches de moi l'ont pris à la lettre. Creusant un gouffre. Donc je préfère arrêter les frais ici. çà ne sert plus à rien. 

Je vous dis à Bientôt. Parce que je quitte peut être ici mais surement pas vos espaces Com' ! Nan mais.

Je relis pour relire et je réalise que j'ai oublié de quoi je parlais. De qui je parlais. Et c'est tellement dommage.. J'aurais du mettre des noms très clairs sur ces articles. Pour me refaire des souvenirs frais au moment de relire pour relire. Mais je ne l'ai pas fait. Souvenirs flous en vrac.

Histoire de Moi, le Dimanche 3 juillet 2011 à 12:49.

çà fait du bien.

le Samedi 2 juillet 2011 à 22:09.

Je suis d'une humeur bien trop lunatique pour continuer sainement.
Je passe du rire aux larmes. De la haine à l'amour.
De l'écoeurement au ravissement.

Et c'est vrai que çà me fait mal comme pas possible de lire tout çà.
Parce que j'y suis pas encore. Que j'arrive pas à y être. 
Que j'ai la trouille tout simplement. 
J'ai peur de pas y arriver et j'ai peur d'y arriver aussi.

Je préfère ne rien lire, tu vois. C'est mieux. L'ignorance est moins douloureuse. 
Ne pas se faire de films. tenter de contrôler ses espoirs.
Parce que çà va faire tellement mal. 

Mais tellement.

Je ne réalise pas encore. Parce que ce n'est pas encore le moment. 
Mais bon sang, qu'est ce que je vais avoir mal.
Avec la porte dans la tête, comme çà.

Un arrêt net. Sec. Volontaire. Violent. 

Je crois qu'un monde va s'arrêter bientôt.

Je crois.

Humeur de la nuit, le Vendredi 1er juillet 2011 à 1:07.

Tiens, viens. On va écouter des histoires d'amour pendant qu'il prend sa douche. En douce. Doucement. Parce que çà fait un moment que t'as pu fait çà. Tu sais pu comment çà s'écoute. Alors tu hésites. Tu dis Viens. Viens me voir. T'attends. Parce que son absence. Sa présence sous l'eau. Tout çà fait que y'a du vide quelque part. Du plein ailleurs. T'es un peu angoissée. Beaucoup même. Mais tu dis pas. Pas encore. T'écoutes leurs voix. En douce. Doucement. T'as acheté des tas de livres que t'as pas le temps de lire. Tu t'es accrochée un sourire autour des lèvres. Tu réalises que tu n'en as pas pour longtemps. Tu réalises qu'il faudrait que t'arrêtes de tout gâcher. L'autodestruction a du bon. Mais Lui est là. Sous l'eau. A côté. Tu sais pas trop quoi faire. Les chansons ou l'Amour juste ? Une pièce à rejoindre pour des sons à écouter. Quand l'Amour est pas fini, c'est toujours une plaie béante qui s'ouvre. Un truc sans fond où tu peux tomber. Loin. Vraiment loin. Une serviette nouée aux hanches, il passe devant toi. Les gouttes d'eau sur le parquet. Tu suis ces petits soleils sur le sol. Tiens, tu les remets maintenant? qu'il dit. Attentif le temps de déceler une symphonie connue. Tu dis que oui. Il te jette un coup d'oeil. Un sourire en coin. C'est peut être un Renouveau.

En attendant, les Abeilles meurent.

Et moi, je me fous de tout. Les mots me fatiguent. Leurs histoires aussi. Au petit déjeuner comme au dîner. Je sais pas m'intéresser. 

La colère prend tellement de place en Elles. C'est mauvais pour moi. Tellement mauvais.

Une vie qui s'invente, le Mercredi 29 juin 2011 à 11:19.

Soirée de Merde.
T'sais, tu veux faire bien et çà marche pas. çà marche pas du tout et tu passes pour une conne. Encore et encore.
C'est. Pouah, y'a pas les mots.

Ceci est un article dégueulis pour vomir toute cette haine tenace.

J'ai mal aux jambes. Mais genre les douleurs de croissance. Le truc absolument immonde.

Et elles, qui me tiennent responsables, toujours. Qui sont gavées d'être toujours appelées mais qui veulent pas me laisser plus de liberté.

Ecoeurée.

Histoire d'un job, le Mardi 28 juin 2011 à 23:10.

Et la peau qui pèse des tonnes et des tonnes. La respiration qui s'essouffle.
Il a fait très chaud aujourd'hui. Et ce soir, il ne fait pas plus frais.
Ce revirement de température semble hallucinant.
J'étais encore malade comme un chien la semaine dernière. 
Parce qu'il faisait froid.
Mais la chaleur ne durera pas.
Il pleut dès demain.

Extrait d'un Quotidien, le Mardi 28 juin 2011 à 2:03.

Il faut lui faire confiance. 
C'est son rêve
et les gens qui ont des rêves
ne risquent pas grand chose.

le Dimanche 26 juin 2011 à 20:41.

S'entravent, s'acclament, s'étreignent, s'enlèvent.

Extrait de la Vie, le Dimanche 26 juin 2011 à 12:43.

J'ai mangé avec C. ce midi. On a fini dans la cuisine, avec G., à se raconter des anecdotes.
Elles me cherchent. Me critiquent. Me titillent. Me prennent pour une idiote. Toutes, elles trois.
Finalement, çà m'énerve. Passer pour une idiote. Toujours. Pitié quoi.
J'ai pris dix minutes de pause en discutant avec E., dans la cuisine toujours.
F. et G., à nouveau, ont fini par nous rejoindre.
S. est du Nord.
S. va aller à la mer demain. Et moi. Hein. Et moi. Pourquoi je peux pas y aller? Parce que j'ose pas. Je pourrais faire deux heures de route. Et me retrouver avec tous les bobos à la con qui ont eu la même idée que moi mais absolument pas le même respect. Alors je fais pas. L'air iodé, c'est pour plus tard.
V. m'a appris à me masser les paupières dans le bon sens. Lui aussi, il parle tout seul.
B. est étrange. Mais apparemment, c'est un avis partagé.

Et puis ma belle J. a appris qu'une de ses amies était morte.

Il y a une seconde. Une seconde où tout se brise. Une seconde où tout ton monde est irrémédiablement changé. Modifié. Oublié. Plus jamais le même. Une seconde.

Il lui a fallu une seconde pour mourir.

Extrait d'un Quotidien, le Samedi 25 juin 2011 à 20:42.

Et comme on est entre moi, je vais te le dire, moi. Je serai jamais comme ci, çà, çà ou çà.

Pfiou. çà fait du bien. Une belle et grande bouffée d'air frais de le dire et de le savoir. Je suis moi et puis voilà. J'ai de gros défauts mais tout un panel de trucs qui demandent qu'à s'exprimer derrière. Je ne serai JAMAIS ci, çà, çà ou çà. C'est con mais une fois que tu l'as dit, y'a plus d'air dans les poumons. Pluss.

Et çà fait des mois que j'ai envie de tout rayer. Des mois. Mais je suis tenue par le " Et si, en fait, je faisais une grosse bêtise? Une énorme bêtise? "

çà fait des mois que je suis là, le sourire de traviole et l'esprit à côté. Tout çà ne me convient pas. Je ne le rejette pas. J'ai tenté de m'adapter. Mais tu vois bien, j'ai débordé de partout. La colère, l'ennui. Le simple fait de ne plus rien avoir en commun. On évolue, tu vois. Et moi, le stade de Grande Dernière, ben j'en veux plus.

Je dis pas que tout va changer, tu vois. Mais j'en ai juste marre de cet élément de comparaison. Avec tout, avec rien. Surtout avec rien, en fait. On est unique, merde. Aucun point de comparaison. Chacun a sa recette de vinaigrette. 

Et moi, c'est vrai que çà me fait chier. Que çà me dérange vraiment. Je dis pas que ce que je vis actuellement est mieux, tu vois. Mais chaque étape apporte ses nouveautés. Et là, il y a eu des tas de nouveautés. Des tas. Alors peut être que j'en ai marre d'essayer d'assembler deux pièces de deux puzzles différents. Que les couleurs, les formes, les orientations ne vont pas du tout ensemble. C'est vrai.

çà fait longtemps que je me pose la question. Encore plus maintenant que je me fais juste chier. Mais juste çà, en fait. Je me force avec toi. y'a rien de vrai, rien de profond. Ce sont toujours les mêmes chansons et les mêmes rengaines. Et voilà, j'en ai marre. T'as bien vu. Je te parle presque plus. Bon, en même temps, je parle presque plus à personne. Je dis rien. Je sais pas raconter et je préfère garder pour moi.

En tant qu'égoïste, je me dis que vous pouvez pas saisir tout ce que çà représente pour moi, tout çà. Et là, j'ai l'impression de me placer au dessus de vous. Que c'est ce que vous allez croire. Et en fait, non. Pas du tout. Je vous juge pas, je me juge pas. Je dis la vérité. C'est tellement intime. C'est que du public et pourtant, çà n'a jamais été aussi unique. Et c'est vrai que je sais pas raconter. Que j'ai pas envie de raconter. Parce que pour vous, c'est que dalle. Et que pour moi, c'est tout. Et que mes mots sont pas les bons. Et que çà me fait chier.

Je suis vulgaire, t'as vu. Je crois que je suis vulgaire tout le temps. Je crois que c'est horrible. Mais çà encore. C'est un défaut. Et je dis pas qu'il faudrait pas que j'essaie de les corriger. Je dis juste que j'en ai marre du corset. J'en ai marre des jugements. Je veux seulement des éléments constructifs. Ni trop secs, ni trop lâches. Juste une bonne vérité.

Et je crois que dans la société, être soi : libre, franc, direct, dynamique, ouvert d'esprit, spontané, libéré, c'est mal vu. çà passe pas du tout. A cause de codes de bonne conduite débiles au possible.

Quand je demande à une dame si elle n'a que çà comme articles, je pense pas à mal. Je lui demande juste si elle en a pas oublié un sur la tablette, derrière l'ordi ou dans son cabas. Pour être sure, tu vois. Et N. qui me fait, yeux exorbités, " Mais, Aurélie.. çà se dit pas, çà! "

Et moi, je comprends pas. Je comprends juste pas pourquoi çà se dit pas. C'est tellement con. Dans ma tête, c'est tellement simple! Là bas, tout est simple, tu vois. Mais seulement dans ma tête, il faut croire.

Depuis que j'ai pleuré, V. ne m'approche plus. J'suis déçue. Il croyait que c'était à cause de lui alors qu'en fait, pas du tout. C'était un amas de bêtises qui ont fait que j'ai explosé. Et c'est tellement con. J'aimerais que tout soit simple. Et çà l'est pas. Je dis les choses sans réfléchir. Tout le temps, ou presque. Sauf quand on me cherche. Là, je dis pu rien. Je regarde même plus. Et faire çà, être simple. Revient à être.. simplette. 

Je demande pas grand chose. Je demande à ce que tout soit carré. Et çà non plus, c'est pas possible. C'est trop débile. 

Ce qui est débile aussi, c'est qu'elles peuvent me faire confiance, tu vois. Je sais qu'elles peuvent avoir confiance en moi. Et en fait, non. Elles ont pas confiance en moi. C'est normal après tout. Mais c'est pénible. Surtout quand il y a du monde. 

A la base, je voulais ré-écrire une page du livre que je suis en train de relire.

T'as vu, je suis partie loin, hein. Surement parce que ce livre est tellement rugueux que je le deviens aussi. Directe, franche.

C'est stupide mais il faut faire avec. 

Ce soir, je finis à 22h15. Deuxième fermeture.

Histoire de Moi, le Vendredi 24 juin 2011 à 13:07.

T'sais, quand on baisse les bras, y'a un tel soulagement qui nous envahit. On prend les coups et on s'en fout. Parce que c'est fini. Il y a tellement de soulagement qu'on ne ressent plus rien.

Je brasse de l'air. Je me donne de grands airs.

Tout le reste aussi est tellement, tellement, tellement triste. 

Je suis fatiguée. Tu as le droit de me détester. On y peut rien, c'est humain.

Et c'est comme çà. Point Barre.

Eclats de Rêve, le Mercredi 22 juin 2011 à 23:17.

" Une fois réveillé, çà va toujours mieux "

C'est V. qui m'a lancée çà, un matin qu'on se comparait nos cernes au comptoir.

Histoire d'un job, le Mercredi 22 juin 2011 à 17:07.

Les jours s'entassent comme les Trucs sur le sol de ma chambre. Chaque soir amène son lot de bazar. Chaque matin, ce même découragement. Le temps est gris, maussade, pluvieux. Je suis de nouveau malade, épuisée. Je ne suis à nouveau que Douleurs. Emphase. Lyrisme. Les tournures françaises s'échappent de mes souvenirs. J'en tiens quelques brides mais le reste s'est évanoui. La douleur est lascive. Juste là. Sourde, désagréable. Ce matin, c'est Christelle qui m'a réveillée. Voix rauque, nez bouché. Je devais faire peur à entendre. Et elle et son timbre clair m'ont annoncé des formalités administratives. Moi qui croyait que j'allais me faire renvoyer, j'ai retenu le peu d'air que j'ai réussi à faire entrer dans ma cage thoracique jusqu'à ce qu'elle me dise que "non, on va faire ci, ci et çà pour que tu puisses bosser trois mois". Soit. J'ai relâché un peu d'air. Le peu d'air, en fait. Je me traine, telle une loque.

G. ne m'aime pas. G. aime bien faire monter la pression. G. adore montrer sa supériorité.

J'ai envie de dire Tant Pis. Aujourd'hui, ils sont en famille. Pas de petite nouvelle, pas d'erreur, pas de manip' qui énerve. Non, rien. Une ouverture de soldes agréable. Dur, mais avec une équipe qui connait son boulot. D'un côté, je m'en veux de faire des erreurs et d'être un vrai boulet. De l'autre, on me dit que je suis là pour apprendre. Je sais pas. 

Y'a un peu de soleil en ce moment. Beaucoup de vent.

Je sais pas. J'arrive pas à exprimer tout ce qui tourne en haut. 

Extrait d'un Quotidien, le Mercredi 22 juin 2011 à 16:17.

Je voulais te dire, vite fait, avant d'aller me reposer, que j'étais, finalement, la Reine des Occasions Manquées.

Toutes ces occasions que je devrais saisir, je ne les saisis pas. Elles m'échappent et elles ne se représentent plus jamais ensuite. Certaines me prennent par surprise et je tends les bras vers elle tout autant par surprise. Mais sinon, t'as vu, le fil qui nous relie fait que je rate beaucoup de choses. Je tiens trop bas. 

Là, je repense à eux deux. Ce n'est peut être rien mais pour moi, c'est tout. Et là, je sais bien que c'était une chance unique. Et que cette chance ne se reproduira plus. Jamais. 

C'est dommage. Elles sont nombreuses, finalement. Ces occasions comme autant d'actes manqués. 

Extrait d'un Quotidien, le Mardi 21 juin 2011 à 18:14.

Déçue.

Histoire de Moi, le Dimanche 19 juin 2011 à 13:17.

Ah et puis, j'ai vu Paulhin, ce matin. Décoiffée, la brosse à la main, la veste de travers, les yeux encore dans le vague et le sourire déjà bien accroché. On s'est regardé. Il a une toute petite tête, en fait. Et il est plus grand que moi.

Et puis, j'ai pu lui faire un grand sourire. Et puis çà m'a permis de bien commencer la journée. C'est con, hein. Mon fantasme pour me tenir droite, un petit peu. çà prouve combien je suis incertaine, déséquilibrée. Aussi vive qu'un feu follet. Lunatique.

Mais.. dans les yeux, hein. Dans. Les. Yeux. 

Extrait d'un Quotidien, le Dimanche 19 juin 2011 à 0:01.

Je voulais juste te dire que, si je n'avais pas pleuré à cause de toi, pliée en deux dans les vestiaires, j'aurais pu déjeuner avec V. et N.. Sous le coup d'une proposition totalement inattendue, V. m'a prise par le coude pour me demander si çà me disait de manger avec lui et elle ce midi. Et j'étais tellement surprise que j'ai dit "oui", tu vois. Et finalement, que dalle, j'ai explosé devant la porte de la réserve. J'ai cru mourir dans ma veste. Et j'ai explosé sous leurs yeux. En m'excusant de ne pas pouvoir manger avec eux. J'ai pleuré, pleuré, pleuré, pleuré et pleuré encore sous la pluie. Parce que je n'arrivais pas à m'arrêter et que çà faisait trop. Tout était de trop. Et j'ai pleuré. Je voulais seulement raconter cette attention infime et pourtant, pourtant, tellement énorme à mes yeux.

La pression a tout balayé et aujourd'hui, on est distant avec moi. On se pose des questions. Et moi, je sais combien je glisse à l'intérieur. Encore ce matin, j'étais limite. J'ai passé la journée toute seule dans mon coin. A plaisanter avec B. de temps en temps. Avec V. aussi. Croiser E. de temps en temps. 

C'est étrange. Tellement étrange. Là bas, des fois, j'ai le sentiment d'être chez moi. A ma place. Des fois. Pour une fois.

Et puis les clients, j'aime tellement quand ils sortent de la boutique avec le sourire. Parce que c'est moi qui les ait fait sourire. Ma soeur m'a vue à l'oeuvre, elle en souriait, elle aussi.

C'est cool. Pour parler Baba Cool et kikoolol désaxé, je dirai seulement que c'est cool.

Des fois, c'est vraiment très glissant. Je le sens et çà me stresse. Mais j'essaie de prendre mes marques, de trouver mon rythme. Je vais essayer de manger dans la cuisine avec eux, bientôt. Il faudrait. 

Même si l'air du dehors m'est inestimable à ma pause. Que la cuisine est toute petite. Que je ne suis pas encore de la "famille". Et que çà ne durera pas. Et que. Ouais, c'est bizarre. 

Je réalise quand je craque, combien je suis stressée en fait. Combien la pression est phénoménale sur mes épaules. 

Et vous savez, c'est vrai. Ceux qui sourient le plus grand, sont aussi ceux qui sont au plus près du précipice.

Histoire de Moi, le Samedi 18 juin 2011 à 22:48.

La Bataille. Lutter chaque seconde de chaque instant.
Tout le temps.
Pour
ne pas
tomber.
Se haïr.
Désespérer.
Se suicider.
Se claquer.

Des fois,
je perds.

En attendant, j'ai mal au ventre. Et le client me rend malade. Je vais avoir ma Période Rouge alors je pleure devant les scènes à musique dans les films et je m'arrache au comptoir pour ne pas être trop agressive. Parce qu'il y en a eu un paquet aujourd'hui. Un gros paquet. Et d'emmerdes et d'emmerdeurs. Euses.

En plus, j'ai le sentiment diffus qu'il se trame des tas de racontards derrière mon dos. C'est désagréable. Mais du genre, super désagréable. Y'a des jours avec et des jours sans.

Je me suis ouvert le pouce avec un rouleau de scotch. Je me suis tordue le petit doigt en récupérant un carton bien trop lourd. Et hier, j'ai dégouliné toute la journée. Y'a pas à dire. On y laisse de sa personne. Et moi, j'y laisse de mes kilos.

Il est une heure du matin. Le client va être pénible demain. Je le sens. Et moi, je vais l'être doublement. 

Humeur de la nuit, le Jeudi 16 juin 2011 à 1:02.

Envolée.

Tout
a
explosé
.

Extrait d'un Quotidien, le Mercredi 15 juin 2011 à 19:33.

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